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Friday, March 2, 2012

Post-Giovanna : du fertilisant remis à 131 adhérents du Small Farmers Welfare Fund

Photo Courtesy: http://www.lexpress.mu

Le programme de l’Agricultural Calamity Solidarity Scheme a connu ses premiers bénéficiaires le jeudi 1er mars, lors d’une distribution de fertilisants aux planteurs ayant souffert du cyclone Giovanna.

Au total, 131 membres du Small Farmers Welfare Fund (SFWF) dont les plantations ont été affectées par le cyclone Giovanna, ont reçu du fertilisant le jeudi 1er mars, grâce au programme du ministère de l’Agro-industrie, l’Agricultural Calamity Solidarity Scheme (ACASS).

Ce concept a été lancé il y a deux mois, par le ministre de tutelle, Satish Faugoo, présent lors de cette distribution qui a eu lieu au siège de la Farmers Service Corporation (FSC), à St-Pierre.

« Le gouvernement est très sensible aux problèmes qu’encourent les petits planteurs, tout en sachant que le prix des fertilisants ne cesse d’augmenter. La fonction d’aujourd’hui est très symbolique car c’est la première activité que nous tenons dans le cadre du contexte de l’ACASS », a déclaré Satish Faugoo.

C’est suite à une visite des officiers du ministère de l’Agro-industrie que 131 planteurs ont été sélectionnés pour cette distribution. Parmi eux, Vijay, qui entretient une plantation de légumes dans la région de La Marie.

« Plus de 60 % de mes plants ont été détruits par le cyclone Giovanna. Je suis très heureux d’avoir été sélectionné car j’avais vraiment besoin de cette aide », explique le planteur.

Blog: Small Farmers’ Expectations

Can we imagine the extent of the waste this unfortunate decision of the small planters is causing? Lack of income to the State, lack of income to the farmers themselves, the effect on the economy and above all essentially lack of produce for food. Should we consider this as a criminal act or a desperate act?

Planters are proud, independent-minded, self-reliant people. They have ushered the democratisation of the economy on their own efforts much before it had become official policy. Coming from a small planter’s family, I have personally followed and live the experience of their heroic struggle, not only for survival but to ensure the education of the children to tertiary level, from law to medicine, arts, science, technology and management.

My personal interest dates back to early 1960s. Rajen Gayan introduced me to the Young Farmers Movement and Clovis Vellin, founder/leader of Young Farmer’s Club. I met Vishnu Lutchmeenaraidoo and Raj Virahsawmy there.

I was pleasantly surprised to read page 84 of Jayen Cataree’s book ‘Behind the Purple Curtain’. He has recorded my interest in farming. We used to meet together with Vijay Joypaul at Dr. Philippe Forget’s residence practically every Sunday.

Dr. Vellin and Dr. Forget were great patriotic visionaries. Under their guidance, Vishnu, Raj, Ayle Duvall, Mamode, Sham Motah and I formed the backbone of the movement. We received the full support of SSR, Sir Satcam and the patronage of the then governor, Sir John Shaw Rennie. Sir John and SSR used to attend our field days. Tyfaite, the Young Farmer’s Agricultural and Industrial Exhibition, was organised for the first time in 1966 at Rose Hill stadium.

The Young Farmers Movement aimed at bringing young people back to the land. OXFAM, the British charity extended a financial help and funded two British young farmers to help us. It also funded my full time attachment as deputy national organiser and editor of farmer’s bulletin. L’Express made me ‘Jeune de l’Année’ in 1966 and Dr. Vellin ‘l’Homme de l’Année’ later. Those were the days of agricultural diversification from sugarcane.

Then what is wrong today? With two billion rupees security fund, excellent cadres of AREU, easy finance from DBM, what is the rational behind small farmers abandoning their lands? It is thanks to Vishnu Lutchmeenaraidoo’s decision to implement the scheme I coordinated to give 80% of the revenue of sugar proceeds within 15 days of the cane harvest that the small planters still grow sugarcane.

We cannot afford to allow thousands of acres of land to go waste. The expectations of the small farmers to come back to land cultivation are:

• Minimum guaranteed price to their produce through the marketing board. Similar scheme exists in Israel.

• Writing off of accumulated interest of agricultural loans and writing off of the dept on failed crops due to disaster such as cyclones and droughts on the Indian model. The small farmers should be made debt-free to give them a fresh start.

• Agricultural loan should not carry fixed and floating charges. It is just unfair.

• AREU should go to the farmer and bring to him on his farms all advice, support and knowhow on the American system. This system has allowed America to feed itself and the whole world.

• During the recent BOI meeting on Tertiary education, I met the director of Open and Distance Education of the Agricultural University of Tamil Nadu. He told me that farm schools should be setup to educate the children of farmers. With proper education and training, every morning they can go and pluck money from mixed farming. This scheme can easily create 7000 jobs.

The import bill of fruits, juices, milk, milk products and other agricultural produce are in billions of rupees. At least we can substitute parts of the imports and put the money in the farmers’ pockets.

Is there a leader capable enough to meet the small farmers’ expectations?


Source: Le Matinal 2.03.12

Thursday, February 9, 2012

Aide aux petits agriculteurs : Rs 8 millions pour gérer les étapes de l’après-récolte


Est prévue la construction de quatre centres pourvus des facilités devant permettre aux petits agriculteurs de relever le niveau de qualité de leurs produits.

La difficulté à relever le niveau de leurs normes de qualité et de leur compétitivité constitue un des plus grands défis auxquels les petits producteurs de cultures vivrières sont confrontés. Le Conseil des ministres vient d’approuver un plan visant à combler ce vide.

Le plan vise à instituer quatre centres dont la mission principale sera de renforcer la capacité de ces petits producteurs à maîtriser les étapes de l’après-récolte. Ce qui consiste, entre autres choses, à y installer des équipements pour l’exécution de diverses tâches telles que l’établissement d’échelles de qualité, la mise en place de processus minimal, le stockage de même que l’emballage des produits frais de la ferme.

La difficulté à maîtriser les étapes de l’après-récolte occasionne des pertes évaluées entre 30 % et 60 %, selon un document émanant du service de presse du ministère de l’Agro-industrie. De plus, ce handicap pousse les petits producteurs à gérer les récoltes selon des pratiques traditionnelles. Malheureusement, celles-ci ne sont guère efficaces et ne les aident pas à évoluer confortablement sur des marchés où des facteurs tels que la compétitivité et la productivité imposent de nouveaux enjeux.

Les pertes dues à l’inefficacité lors des étapes de l’après-récolte occasionnent d’autres conséquences dont un gaspillage d’intrants agricoles, un manque à gagner car cette activité représente pour beaucoup un moyen de subsistance, un handicap qui compromet toute possibilité d’investissement et un gaspillage de ressources rares telles que l’eau.
Le premier centre sera établi à Rouge-Terre dans les environs de Fond-du-Sac. Les trois autres centres le seront respectivement à L’Espérance (Quartier-Militaire), St-Hubert et Mare-d’Albert. Ce centre sera créé dans les localités là où les producteurs se sont regroupés en clusters.

Le coût de mise en place d’un centre se situe entre les Rs 2 millions à Rs 3 millions. Ce coût dépend de la gamme de marchandises, que les petits producteurs de la région où ce centre sera établi sont en mesure de produire et du volume de leur production.

Le financement de ce projet sera assuré grâce à une enveloppe budgétaire de Rs 8 millions émanant du ministère de l’Agro-industrie sous son pôle de sécurité alimentaire.

Source: L'Express 09.02.12

Wednesday, November 2, 2011

Coopératives : La Small Planters Association veut se lancer dans la production de l’éthanol

La Small Planters Association a décidé de réunir plus d’une centaine de planteurs au sein d’une nouvelle coopérative ayant pour nom Island Green Farmers Cooperative Society. Ils s’engagent à relancer les activités des petits planteurs de cannes à travers la transformation de la mélasse en éthanol.
« Les planteurs ne s’intéressent plus à la production sucrière. La production d’une tonne de sucre est chiffrée à Rs 7 500, et comme profit cela ne rapporte que Rs 15 300, ce qui fait que ce n’est plus un secteur rentable », explique Sunghoon Kripaloo, secrétaire de la Small Planters Association.

S’intéressant davantage à l’industrie cannière que sucrière, la Small Planters Association a ainsi décidé de former une nouvelle coopérative, l’Island Green Farmers Cooperative. « Cette association a pris naissance la semaine dernière, et nous avons déjà fait parvenir une lettre au Premier ministre et au ministre de l’Agro-industrie, pour que nous puissions bénéficier du Cane Democratization Fund, qui dispose d’un fonds de Rs 200 millions », explique Murveen Ragobur, consultant de l’Island Green Farmers Cooperative.

Les membres de cette coopérative estiment que la démocratisation de l’industrie sucrière s’est avérée un échec et espèrent pouvoir être partie prenante de ce projet de démocratisation. Selon Murveen Ragobur, d’autres planteurs ne tarderont pas à se joindre à eux.

« Nous avons également pu convaincre une firme indienne spécialisée dans la production d’éthanol. Cette firme nous fournira les outils technologiques nécessaires », précise-t-il.

Il existe déjà deux distilleries d’éthanol à Maurice, l’une à Fuel et l’autre à Savannah. En octobre 2011, le groupe sucrier Omnicane a déjà fait part de son intention de se lancer sur le marché. Le groupe a indiqué être capable de produire 15 millions de litres d’éthanol sans eau (anhydrique), à partir de 65 000 tonnes de mélasse. Parmi les autres promoteurs du projet figurent Alcodis, le pionnier dans le secteur de l’éthanol, de Roland Maurel et une distillerie Belge.

« Nous pensons que ce secteur peut aussi compter sur notre expertise nous avons soumis nos propositions aux autorités concernées, la balle est dans leur camp », avance Sunghoon Kripaloo.