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Monday, August 16, 2010
Facing the Euro Zone Crisis: Restructuring for Long Term Resilience
The Mauritian economy is once again buffeted by a major external shock, this time by the euro zone crisis. Once more, and in a relatively short span of time, Mauritius is called upon to demonstrate its capacity to respond effectively, to adapt its policies and even to rethink its strategies.
The country is well positioned to respond. The economy has already shown a considerable degree of resilience and has built an environment already conducive to dynamic entrepreneurial activity. Our institutional advantages have been noticed by international investors who have responded positively to our transparent and well defined investment code and legal system. Taxation is competitive and efficient and our economy is increasingly diversified with significant private sector investment in sugar, tourism and hospitality, export processing, financial services, ICT, seafood and knowledge based centres.
This positions us well to emerge even stronger from the impact of the Eurozone and UK crisis provided we act with the same collective ....
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Monday, August 9, 2010
INDUSTRIE SUCRIÈRE: Des planteurs ne veulent plus contribuer au Cess Fund
LES PETITS cultivateurs de la canne affirment être en sérieuses difficultés financières. Raisons évoquées : coût de la main-d’oeuvre en hausse, baisse du prix du sucre, possibilité de mécanisation imitée, revenu en baisse, hausse du coût du transport de la canne et incendie dans les champs. C’est d’ailleurs pourquoi les 20 000 petits planteurs, regroupés au sein de la Small Planters’ Association (SPA), ont décidé de demander au gouvernement l’autorisation de ne plus verser de l’argent au Global Cess Fund, soit Rs 1200 par tonne de sucre.
Ce prélèvement est effectué pour financer, entre autres, les activités du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), du Small Planters’ Fund, de l’Irrigation Authority et du Sugar Industry Labour Welfare Fund. Kreepalloo Sunghoon, président de la SPA, a déclaré au Matinal que cette proposition a été formulée au ministère des Finances et il attend que le gouvernement considère ce projet sérieusement. “De toute façon, nous ne sommes pas satisfaits des services offerts par ces institutions”, a-t-il ajouté. Cependant, ajoute-t-il, il ne s’agit pas de prendre une décision pour étouffer ces organismes. “Nous demandons au gouvernement de prendre des dispositions pour financer luimême ces institutions.” Il indique que valeur du jour beaucoup de petits planteurs sont découragés, car le retour sur l’investissement n’est pas conséquent. “De nombreux planteurs délaissent leurs terres sous culture de canne.”
LE SECTEUR sucrier n’est plus profitable. En faisant le calcul, un planteur, après avoir effectué toutes les dépenses, ne reçoit que Rs 1 000 environ par tonne de canne”, soutient le président de la SPA. Et d’affirmer qu’à ce jour, 8000 tonnes de cannes ont été brûlées dans le Nord et il est temps que le gouvernement vienne vite avec des mesures tant promises pour soulager les petits planteurs, tels les revenus découlant des sousproduits de la canne. Il rappelle que l’Union européenne a accordé à Maurice des fonds nécessaires pour enclencher la réforme de l’industrie sucrière. “Mais 50 % de ces fonds auraient été utilisés par le gouvernement pour réaliser des infrastructures sociales”, soutient-il. “Les petits planteurs auraient dû avoir une part de ces fonds pour améliorer leurs situation, car les revenus découlant d’une tonne de sucre sont passés de Rs 18 000 à Rs 12 500 depuis la baisse du prix du sucre par 36 %”, ajoute-t-il.
Les gros cultivateurs de la canne partagent aussi l’opinion des petits planteurs. Ils affirment qu’il y a urgence pour s’attaquer au prélèvement obligatoire (Cess). Si la situation est laissée telle quelle, “le Cess amputera les revenus des producteurs par plus de Rs 1200 par tonne de sucre, soit 10 % du prix prévisionnel de la canne à sucre en 2010”.
La Chambre d’agriculture est consciente de ce problème et elle estime déjà que la campagne 2010 est difficile en dépit des conditions climatiques favorables. Elle prévoit une baisse dans la production de sucre cette année et un prix du sucre estimé à Rs 12 700 la tonne, soit le niveau des prix obtenus en 1996 à 2001. La production de sucre est estimée à 450 000 tonnes cette année.
Les statistiques disponibles indiquent que quelque 1 800 hectares de terre ont été abandonnés ces cinq dernières années, ce qui représente 750 000 tonnes de canne en moins, soit 75 000 tonnes de sucre.
::Blog Admin Note::Reproduced from lematinal.com 05/08/10::
Ce prélèvement est effectué pour financer, entre autres, les activités du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), du Small Planters’ Fund, de l’Irrigation Authority et du Sugar Industry Labour Welfare Fund. Kreepalloo Sunghoon, président de la SPA, a déclaré au Matinal que cette proposition a été formulée au ministère des Finances et il attend que le gouvernement considère ce projet sérieusement. “De toute façon, nous ne sommes pas satisfaits des services offerts par ces institutions”, a-t-il ajouté. Cependant, ajoute-t-il, il ne s’agit pas de prendre une décision pour étouffer ces organismes. “Nous demandons au gouvernement de prendre des dispositions pour financer luimême ces institutions.” Il indique que valeur du jour beaucoup de petits planteurs sont découragés, car le retour sur l’investissement n’est pas conséquent. “De nombreux planteurs délaissent leurs terres sous culture de canne.”
LE SECTEUR sucrier n’est plus profitable. En faisant le calcul, un planteur, après avoir effectué toutes les dépenses, ne reçoit que Rs 1 000 environ par tonne de canne”, soutient le président de la SPA. Et d’affirmer qu’à ce jour, 8000 tonnes de cannes ont été brûlées dans le Nord et il est temps que le gouvernement vienne vite avec des mesures tant promises pour soulager les petits planteurs, tels les revenus découlant des sousproduits de la canne. Il rappelle que l’Union européenne a accordé à Maurice des fonds nécessaires pour enclencher la réforme de l’industrie sucrière. “Mais 50 % de ces fonds auraient été utilisés par le gouvernement pour réaliser des infrastructures sociales”, soutient-il. “Les petits planteurs auraient dû avoir une part de ces fonds pour améliorer leurs situation, car les revenus découlant d’une tonne de sucre sont passés de Rs 18 000 à Rs 12 500 depuis la baisse du prix du sucre par 36 %”, ajoute-t-il.
Les gros cultivateurs de la canne partagent aussi l’opinion des petits planteurs. Ils affirment qu’il y a urgence pour s’attaquer au prélèvement obligatoire (Cess). Si la situation est laissée telle quelle, “le Cess amputera les revenus des producteurs par plus de Rs 1200 par tonne de sucre, soit 10 % du prix prévisionnel de la canne à sucre en 2010”.
La Chambre d’agriculture est consciente de ce problème et elle estime déjà que la campagne 2010 est difficile en dépit des conditions climatiques favorables. Elle prévoit une baisse dans la production de sucre cette année et un prix du sucre estimé à Rs 12 700 la tonne, soit le niveau des prix obtenus en 1996 à 2001. La production de sucre est estimée à 450 000 tonnes cette année.
Les statistiques disponibles indiquent que quelque 1 800 hectares de terre ont été abandonnés ces cinq dernières années, ce qui représente 750 000 tonnes de canne en moins, soit 75 000 tonnes de sucre.
::Blog Admin Note::Reproduced from lematinal.com 05/08/10::
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Voir au-delà du sucre et ses marchés traditionnels
La réforme de l’industrie sucrière est bien entamée mais il faut déjà penser au-delà de ses marchés traditionnels, voire au-delà du sucre lui-même. Le ministre de l’Agro-industrie Satish Faugoo qui intervenait, le mardi 3 août, lors de l’ouverture de la conférence annuelle de la Fédération des Producteurs de Sucre de la SADC (FSSP) à l’hôtel Le Maritim, Balaclava, estime que nous avons trop longtemps polarisé nos exportations sur l’Europe et les Etats-Unis.
"Certes, ces marchés restent importants, mais nous devons regarder au-delà de ces marchés afin d’optimiser le développement de notre industrie sucrière", a-t-il expliqué.
Industrie régionale ?
Il a évoqué la possibilité d’investir dans une industrie régionale où on pourrait améliorer la capacité régionale pour la production, les logistiques, la recherche et le marketing.
Selon lui, l’Afrique, qui a connu une croissance de 11% ces dernières sept années avec une importation de 9 millions de tonnes de sucre, constitue un marché que les producteurs de la SADC peuvent exploiter.
Toujours dans le même registre à long terme, il est d’avis que la transformation de la bagasse, sous produit de la canne, en éthanol doit être considérée. L’Etat veut introduire l’éthanol comme carburant complémentaire pour alimenter les véhicules à Maurice.
La bagasse peut aussi servir dans la production d’électricité dans la logique des énergies renouvelables et d’une économie réalisée dans l’achat de carburants de l’étranger.
La conférence, qui réunit une cinquantaine de délégués en provenance de 10 pays de la SADC, sous l’égide du Mauritius Sugar Syndicate (MSS) et la Chambre d’Agriculture de Maurice, se tient juste avant le Comité Technique de la SADC sur le sucre (TCS) les 4 et 5 août 2010. Le thème de la conférence de cette année est: "Ouvrir la voie à une industrie sucrière durable et cohérente pour la SADC ".
Maintenir le programme des réformes
Jean Noel Humbert, CEO du MSS a situé, pour sa part, les enjeux de la réforme, notamment au niveau des finances. "Le programme des réformes, entamé sous les Multi Annual Adaptation Strategies, doit être maintenu activement et de façon adéquate. Des facilités de financement au moment opportun et par rapport aux besoins de l’industrie sont essentielles. A Maurice, bien que les réformes sont arrivées à un stade avancé, seulement la moitié des fonds proposés par la Commission européenne sous les Accompanying Measures budgétaires a été allouée par le gouvernement aux producteurs de sucre" a-t-il souligné.
Les usiniers ont beaucoup investi de leur argent dans la centralisation des usines, la construction de deux nouvelles raffineries de sucre, la cogénération et la modernisation des opérations aux champs. Des finances seront encore nécessaires pour le regroupement des petits planteurs et l’optimisation des institutions au service de l’industrie en terme de taille et de coûts, a ajouté Jean Noel Humbert.
Jacques d’Unienville, CEO d’Omnicane, a présenté sa propre compagnie pour illustrer de façon plus explicite les reformes enclenchées et la réorientation de l’industrie : passant du sucre à la canne.
::Blog Admin Note::Reproduced from orange.mu::Thx to Nawsheen::
"Certes, ces marchés restent importants, mais nous devons regarder au-delà de ces marchés afin d’optimiser le développement de notre industrie sucrière", a-t-il expliqué.
Industrie régionale ?
Il a évoqué la possibilité d’investir dans une industrie régionale où on pourrait améliorer la capacité régionale pour la production, les logistiques, la recherche et le marketing.
Selon lui, l’Afrique, qui a connu une croissance de 11% ces dernières sept années avec une importation de 9 millions de tonnes de sucre, constitue un marché que les producteurs de la SADC peuvent exploiter.
Toujours dans le même registre à long terme, il est d’avis que la transformation de la bagasse, sous produit de la canne, en éthanol doit être considérée. L’Etat veut introduire l’éthanol comme carburant complémentaire pour alimenter les véhicules à Maurice.
La bagasse peut aussi servir dans la production d’électricité dans la logique des énergies renouvelables et d’une économie réalisée dans l’achat de carburants de l’étranger.
La conférence, qui réunit une cinquantaine de délégués en provenance de 10 pays de la SADC, sous l’égide du Mauritius Sugar Syndicate (MSS) et la Chambre d’Agriculture de Maurice, se tient juste avant le Comité Technique de la SADC sur le sucre (TCS) les 4 et 5 août 2010. Le thème de la conférence de cette année est: "Ouvrir la voie à une industrie sucrière durable et cohérente pour la SADC ".
Maintenir le programme des réformes
Jean Noel Humbert, CEO du MSS a situé, pour sa part, les enjeux de la réforme, notamment au niveau des finances. "Le programme des réformes, entamé sous les Multi Annual Adaptation Strategies, doit être maintenu activement et de façon adéquate. Des facilités de financement au moment opportun et par rapport aux besoins de l’industrie sont essentielles. A Maurice, bien que les réformes sont arrivées à un stade avancé, seulement la moitié des fonds proposés par la Commission européenne sous les Accompanying Measures budgétaires a été allouée par le gouvernement aux producteurs de sucre" a-t-il souligné.
Les usiniers ont beaucoup investi de leur argent dans la centralisation des usines, la construction de deux nouvelles raffineries de sucre, la cogénération et la modernisation des opérations aux champs. Des finances seront encore nécessaires pour le regroupement des petits planteurs et l’optimisation des institutions au service de l’industrie en terme de taille et de coûts, a ajouté Jean Noel Humbert.
Jacques d’Unienville, CEO d’Omnicane, a présenté sa propre compagnie pour illustrer de façon plus explicite les reformes enclenchées et la réorientation de l’industrie : passant du sucre à la canne.
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